
Congrès FNCF 2026 - Exploitation et distribution, vers une "nouvelle alliance" ?
Date de publication : 24/09/2026 - 08:10
Alors que les tensions relationnelles entre exploitation et distribution forment l’un des fils rouges de ce 81e Congrès de la FNCF, la table-ronde de ce mercredi matin les a scrutées pour tenter d’en cerner les causes et dégager de possibles voies d’apaisement.
Depuis plusieurs mois, les relations entre les différents acteurs de la filière de la salle apparaissent sensiblement tendues. C’est ce constat que Richard Patry, président de la FNCF, a placé au cœur de son préambule à la traditionnelle table-ronde du Congrès, consacrée, ce mercredi matin à Deauville, aux relations entre exploitation et distribution. "Il nous remonte, à la fédération, ainsi qu’au CNC et à la Médiatrice du Cinéma, que les relations intersectorielles sont plus difficiles qu’avant", a-t-il rappelé, en évoquant aussi bien les rapports concurrentiels entre salles que ceux entre exploitants et distributeurs.
Pour autant, le président de la FNCF a insisté sur la nécessité de considérer ces tensions comme un élément constitutif de la filière. "Je suis persuadé que les contradictions internes de notre filière sont source de dynamisme", a-t-il déclaré, estimant qu’elles obligent chacun à mieux comprendre la situation de l’autre. L’objectif de cette rencontre, modérée par Laurent Cotillon, directeur général délégué média et stratégie de Cine Group, n’était donc pas de trancher les différends, mais de "prendre beaucoup de hauteur", selon les termes du modérateur, et de chercher les conditions d’un dialogue plus constructif.
Sur la scène du CID étaient donc réunis Yves Sutter, directeur général de Cinéville ; Etienne Ollagnier, codirigeant et cofondateur de Jour2Fête ; Marie-Christine Désandré, exploitante du Loft de Châtellerault ; Thierry Lacaze, directeur de la distribution de Studiocanal ; Jean Villa, directeur général des cinémas Véo ; Martin Bidou, directeur général des salles Haut et Court Cinémas et directeur des ventes de Haut et Court Distribution ; Xavier Albert, directeur général d’Universal Pictures International France ; et Laurence Franceschini, Médiatrice du Cinéma. Les échanges ont été ponctués des interventions de Lionel Bertinet, directeur du cinéma au CNC, et Cécile Lacoue, directrice des études, statistiques et prospective du Centre. Cette dernière s’est d’ailleurs chargée d’éclairer en préambule les échanges par des éléments objectifs sur l’évolution de la programmation des salles, tirées en avant-première du prochain Observatoire de la diffusion 2025, publié en novembre.
Pour autant, le président de la FNCF a insisté sur la nécessité de considérer ces tensions comme un élément constitutif de la filière. "Je suis persuadé que les contradictions internes de notre filière sont source de dynamisme", a-t-il déclaré, estimant qu’elles obligent chacun à mieux comprendre la situation de l’autre. L’objectif de cette rencontre, modérée par Laurent Cotillon, directeur général délégué média et stratégie de Cine Group, n’était donc pas de trancher les différends, mais de "prendre beaucoup de hauteur", selon les termes du modérateur, et de chercher les conditions d’un dialogue plus constructif.
Sur la scène du CID étaient donc réunis Yves Sutter, directeur général de Cinéville ; Etienne Ollagnier, codirigeant et cofondateur de Jour2Fête ; Marie-Christine Désandré, exploitante du Loft de Châtellerault ; Thierry Lacaze, directeur de la distribution de Studiocanal ; Jean Villa, directeur général des cinémas Véo ; Martin Bidou, directeur général des salles Haut et Court Cinémas et directeur des ventes de Haut et Court Distribution ; Xavier Albert, directeur général d’Universal Pictures International France ; et Laurence Franceschini, Médiatrice du Cinéma. Les échanges ont été ponctués des interventions de Lionel Bertinet, directeur du cinéma au CNC, et Cécile Lacoue, directrice des études, statistiques et prospective du Centre. Cette dernière s’est d’ailleurs chargée d’éclairer en préambule les échanges par des éléments objectifs sur l’évolution de la programmation des salles, tirées en avant-première du prochain Observatoire de la diffusion 2025, publié en novembre.
Un marché sous pression
Les chiffres du Centre permettent ainsi de scruter un marché dont l’offre continue de progresser. En 2025, la France comptait 2 060 cinémas et 6 401 écrans, soit 5 % de plus qu’en 2019. Dans le même temps, le nombre de films en première exclusivité a atteint un niveau inédit, avec 812 titres, en hausse de 9 % sur un an et de près de 38 % en vingt ans. L’offre française dépasse désormais régulièrement les 400 nouveautés annuelles, tandis que l’offre américaine reste inférieure à son niveau d’avant-crise.
En fait, c’est moins l’existence d’une offre abondante que sa répartition qui nourrit une partie des difficultés. Le nombre total de séances a atteint 8,6 millions en 2025, un record, mais les premières exclusivités représentent désormais 89 % des séances, contre 91 % avant la crise sanitaire. Les plans de sortie, eux, se sont progressivement resserrés après leur élargissement de 2020-2021. Surtout, leur répartition fait davantage de place aux établissements de trois écrans et plus et aux circuits.
Cette évolution doit néanmoins être mise en regard d’une autre donnée : la densité de programmation par établissement demeure inférieure à son niveau d’avant-crise. Autrement dit, davantage d’établissements peuvent être concernés par un film, sans pour autant bénéficier du même volume de séances. Une nuance importante dans un contexte où chaque créneau de programmation compte pour l’équilibre économique des salles.
La recherche d’un nouvel équilibre
Laurence Franceschini a précisément placé cette question économique au centre de son intervention. La Médiatrice du Cinéma a fait état de 69 saisines en 2025, "en très grande majorité issues de l’exploitation", ayant donné lieu à 51 réunions de conciliation et à un taux de résolution de 65 %. Elle observe surtout "une forme de rupture d’équilibre dans les rapports entre exploitants et distributeurs", qu’elle relie à plusieurs facteurs : fin des VPF, crise sanitaire, raréfaction des films américains, élargissement des plans de sortie des films français et hausse du coût de l’énergie.
Pour Yves Sutter, le problème dépasse donc la seule question de l’accès aux films. "Nous avons continué à investir et à moderniser. Mais nous arrivons aujourd’hui à une situation paradoxale", a expliqué le directeur général de Cinéville, alors que l’évolution du parc et l’exposition des films continuent de nécessiter une certaine diversité de salles. La question posée est désormais celle de la viabilité économique de cette diversité, dans un secteur constitué à près de 90 % d’entreprises privées.
Marie-Christine Désandré a, elle aussi, insisté sur le durcissement de cette équation. "En 2025, les seules recettes des films n’ont pas permis aux salles d’assumer leurs charges de fonctionnement", a-t-elle souligné, en évoquant également l’augmentation du taux de location observée notamment pendant l’été.
Liberté de programmation versus maîtrise des plans de sortie
L’un des principaux points de friction concerne ainsi l’accès aux films en sortie nationale et, plus largement, la répartition des prérogatives entre les deux secteurs. Jean Villa a résumé la difficulté du point de vue de certains exploitants : "Dans les zones de concurrence directe, je ne comprends pas pourquoi on n’obtient pas un film plus tôt !"
Lionel Bertinet, directeur du cinéma au CNC, a pour sa part dressé un premier bilan à chaud du comité de concertation exploitants-distributeurs, depuis sa fondation en mai 2025. Et notamment la deuxième recommandation, portant sur les relations entre exploitants et distributeurs, qui a rappelé deux "principes cardinaux qui doivent guider ces relations" : d'une part, la liberté de programmation de l’exploitant et, de l'autre, la maîtrise du plan de sortie par le distributeur.
"La recommandation indique que les négociations doivent être conduites œuvre par œuvre et cinéma par cinéma", a précisé Lionel Bertinet. "J'insiste sur ce point, car il s'agit d'éviter que des logiques de négociation globale ou collectives viennent figer des positions et limiter la liberté de choix de chacun. Cette recommandation vise ainsi à préserver l'équilibre entre les prérogatives respectives des exploitants et des distributeurs, tout en favorisant des échanges plus transparents et plus prévisibles."
Le directeur du cinéma a également évoqué une expérimentation initiée par le comité dans le secteur de la petite exploitation, afin de tester deux stratégies différentes d’exposition des films pour en observer les effets : d’un côté, moins de séances à la semaine mais une durée d’exposition plus longue, et de l’autre, une tenue d’affiche plus courte mais avec davantage de séances. Le tout, évidemment, sur des établissements comparables avec des caractéristiques (nombre d’écran, démographie, zone d’implantation…) presque similaires. 14 exploitants participent ainsi à l’expérience. L’objectif est de mesurer concrètement les effets de ces choix sur les résultats des films dans ces salles.
Souci de transparence
Un des autres enjeux identifiés pendant les échanges demeure celui de l’information disponible tant pour analyser et renforcer le marché. Xavier Albert a défendu une utilisation accrue de la data exploitant pour faciliter et renforcer l’efficacité des échanges entre les secteurs. "Aujourd’hui, la data peut nous aider à objectiver tout ce que l’on a exprimé dans ces discussions", a-t-il estimé, plaidant pour davantage de transparence sur les données des spectateurs en salle.
L’enjeu est d’autant plus important que distributeurs comme exploitants doivent désormais composer avec une concurrence des plateformes qui disposent, selon Xavier Albert (pour avoir exercé comme directeur marketing de Netflix France, à l'époque en 2015), d’une connaissance particulièrement fine de leurs utilisateurs. "Le dialogue, avant toute chose, doit s’appuyer sur la transparence des données objectives du marché", a résumé le distributeur.
Thierry Lacaze a, pour sa part, alerté sur les conséquences potentielles d’un affaiblissement du dialogue humain. "Il faut faire un petit peu attention à comment traite les programmateurs, à la fois côté distributeurs et côté exploitants", a-t-il déclaré. Selon lui, si les distorsions s’accentuent voire se figent, la tentation pourrait être de recourir davantage à une "programmation algorithmique". "Une machine pourrait décider que tels films sortent de telle manière et il n'y aura plus de discussions possibles. Si l’on arrive à cela, le marché extrêmement dynamique que l'on connaît en France atteindra ses limites. La diversité, primordiale et qui fait la saveur du cinéma en France, sera totalement détruite. Aussi, on a tout intérêt à s’entendre, et donc comprendre chacun le point de vue de l’autre, pour faire en sorte que nos métiers puissent perdurer."
Les chiffres du Centre permettent ainsi de scruter un marché dont l’offre continue de progresser. En 2025, la France comptait 2 060 cinémas et 6 401 écrans, soit 5 % de plus qu’en 2019. Dans le même temps, le nombre de films en première exclusivité a atteint un niveau inédit, avec 812 titres, en hausse de 9 % sur un an et de près de 38 % en vingt ans. L’offre française dépasse désormais régulièrement les 400 nouveautés annuelles, tandis que l’offre américaine reste inférieure à son niveau d’avant-crise.
En fait, c’est moins l’existence d’une offre abondante que sa répartition qui nourrit une partie des difficultés. Le nombre total de séances a atteint 8,6 millions en 2025, un record, mais les premières exclusivités représentent désormais 89 % des séances, contre 91 % avant la crise sanitaire. Les plans de sortie, eux, se sont progressivement resserrés après leur élargissement de 2020-2021. Surtout, leur répartition fait davantage de place aux établissements de trois écrans et plus et aux circuits.
Cette évolution doit néanmoins être mise en regard d’une autre donnée : la densité de programmation par établissement demeure inférieure à son niveau d’avant-crise. Autrement dit, davantage d’établissements peuvent être concernés par un film, sans pour autant bénéficier du même volume de séances. Une nuance importante dans un contexte où chaque créneau de programmation compte pour l’équilibre économique des salles.
La recherche d’un nouvel équilibre
Laurence Franceschini a précisément placé cette question économique au centre de son intervention. La Médiatrice du Cinéma a fait état de 69 saisines en 2025, "en très grande majorité issues de l’exploitation", ayant donné lieu à 51 réunions de conciliation et à un taux de résolution de 65 %. Elle observe surtout "une forme de rupture d’équilibre dans les rapports entre exploitants et distributeurs", qu’elle relie à plusieurs facteurs : fin des VPF, crise sanitaire, raréfaction des films américains, élargissement des plans de sortie des films français et hausse du coût de l’énergie.
Pour Yves Sutter, le problème dépasse donc la seule question de l’accès aux films. "Nous avons continué à investir et à moderniser. Mais nous arrivons aujourd’hui à une situation paradoxale", a expliqué le directeur général de Cinéville, alors que l’évolution du parc et l’exposition des films continuent de nécessiter une certaine diversité de salles. La question posée est désormais celle de la viabilité économique de cette diversité, dans un secteur constitué à près de 90 % d’entreprises privées.
Marie-Christine Désandré a, elle aussi, insisté sur le durcissement de cette équation. "En 2025, les seules recettes des films n’ont pas permis aux salles d’assumer leurs charges de fonctionnement", a-t-elle souligné, en évoquant également l’augmentation du taux de location observée notamment pendant l’été.
Liberté de programmation versus maîtrise des plans de sortie
L’un des principaux points de friction concerne ainsi l’accès aux films en sortie nationale et, plus largement, la répartition des prérogatives entre les deux secteurs. Jean Villa a résumé la difficulté du point de vue de certains exploitants : "Dans les zones de concurrence directe, je ne comprends pas pourquoi on n’obtient pas un film plus tôt !"
Lionel Bertinet, directeur du cinéma au CNC, a pour sa part dressé un premier bilan à chaud du comité de concertation exploitants-distributeurs, depuis sa fondation en mai 2025. Et notamment la deuxième recommandation, portant sur les relations entre exploitants et distributeurs, qui a rappelé deux "principes cardinaux qui doivent guider ces relations" : d'une part, la liberté de programmation de l’exploitant et, de l'autre, la maîtrise du plan de sortie par le distributeur.
"La recommandation indique que les négociations doivent être conduites œuvre par œuvre et cinéma par cinéma", a précisé Lionel Bertinet. "J'insiste sur ce point, car il s'agit d'éviter que des logiques de négociation globale ou collectives viennent figer des positions et limiter la liberté de choix de chacun. Cette recommandation vise ainsi à préserver l'équilibre entre les prérogatives respectives des exploitants et des distributeurs, tout en favorisant des échanges plus transparents et plus prévisibles."
Le directeur du cinéma a également évoqué une expérimentation initiée par le comité dans le secteur de la petite exploitation, afin de tester deux stratégies différentes d’exposition des films pour en observer les effets : d’un côté, moins de séances à la semaine mais une durée d’exposition plus longue, et de l’autre, une tenue d’affiche plus courte mais avec davantage de séances. Le tout, évidemment, sur des établissements comparables avec des caractéristiques (nombre d’écran, démographie, zone d’implantation…) presque similaires. 14 exploitants participent ainsi à l’expérience. L’objectif est de mesurer concrètement les effets de ces choix sur les résultats des films dans ces salles.
Souci de transparence
Un des autres enjeux identifiés pendant les échanges demeure celui de l’information disponible tant pour analyser et renforcer le marché. Xavier Albert a défendu une utilisation accrue de la data exploitant pour faciliter et renforcer l’efficacité des échanges entre les secteurs. "Aujourd’hui, la data peut nous aider à objectiver tout ce que l’on a exprimé dans ces discussions", a-t-il estimé, plaidant pour davantage de transparence sur les données des spectateurs en salle.
L’enjeu est d’autant plus important que distributeurs comme exploitants doivent désormais composer avec une concurrence des plateformes qui disposent, selon Xavier Albert (pour avoir exercé comme directeur marketing de Netflix France, à l'époque en 2015), d’une connaissance particulièrement fine de leurs utilisateurs. "Le dialogue, avant toute chose, doit s’appuyer sur la transparence des données objectives du marché", a résumé le distributeur.
Thierry Lacaze a, pour sa part, alerté sur les conséquences potentielles d’un affaiblissement du dialogue humain. "Il faut faire un petit peu attention à comment traite les programmateurs, à la fois côté distributeurs et côté exploitants", a-t-il déclaré. Selon lui, si les distorsions s’accentuent voire se figent, la tentation pourrait être de recourir davantage à une "programmation algorithmique". "Une machine pourrait décider que tels films sortent de telle manière et il n'y aura plus de discussions possibles. Si l’on arrive à cela, le marché extrêmement dynamique que l'on connaît en France atteindra ses limites. La diversité, primordiale et qui fait la saveur du cinéma en France, sera totalement détruite. Aussi, on a tout intérêt à s’entendre, et donc comprendre chacun le point de vue de l’autre, pour faire en sorte que nos métiers puissent perdurer."
"Nouvelle alliance"
Au fil des échanges, les positions ne se sont donc pas totalement confondues, faisant plutôt apparaître une interdépendance renforcée. Les exploitants défendent leur liberté de programmation et leur équilibre économique ; les distributeurs entendent conserver la maîtrise de leurs plans de sortie et disposer d’une visibilité suffisante sur l’exposition de leurs films. Entre les deux, la Médiatrice et le CNC cherchent à consolider les espaces de dialogue et les outils permettant de mieux objectiver les désaccords.
Au fil des échanges, les positions ne se sont donc pas totalement confondues, faisant plutôt apparaître une interdépendance renforcée. Les exploitants défendent leur liberté de programmation et leur équilibre économique ; les distributeurs entendent conserver la maîtrise de leurs plans de sortie et disposer d’une visibilité suffisante sur l’exposition de leurs films. Entre les deux, la Médiatrice et le CNC cherchent à consolider les espaces de dialogue et les outils permettant de mieux objectiver les désaccords.
Martin Bidou a ainsi résumé le sentiment d’une période encore instable : "Nous sommes encore dans une zone de turbulences. Les choses sont en train de changer, et les usages aussi, mais les nouveaux usages et les règles de demain ne sont pas encore bien établis."
Pour autant, c’est Laurence Franceschini qui a donné à la discussion sa perspective la plus directement prospective. "Dans la recherche de ce nouvel équilibre, je crois qu’il y a matière à une sorte de nouvelle alliance entre exploitants et distributeurs, dans leur diversité. Ce serait une force pour la filière."
Une formule que Richard Patry a reprise en conclusion du débat, en résumant les échanges autour de deux mots : "alliance et dialogue". Pour le président de la FNCF, il est désormais "absolument nécessaire de créer des lieux d’échange et de dialogue entre nos secteurs". Une manière de refermer une matinée qui aura rappelé que, malgré leurs intérêts parfois divergents, les différents acteurs restent engagés dans une même filière.
Sylvain Devarieux
© crédit photo : DR
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