La
diffusion des films en ligne,
objet de tous les fantasmes
Si
la diffusion en ligne de courts métrages connaît un véritable
essor, le long métrage n’en est pas encore à ce stade. Pourtant,
des pionniers se sont lancés, des deux côtés de l’Atlantique,
expérimentant les différentes possibilités de l’outil.

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DIFFUSION
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(cliquez sur l'image pour accéder
au site) |
| Aux États-Unis, le site kkrs.net, dont
la base comprend même des films français comme Le gitan
de José Giovanni ou Subway de Luc Besson, pose le problème
du piratage des œuvres. |
i les nouvelles possibilités de marketing,
de promotion et d’informations ouvertes par internet font l’unanimité
auprès des professionnels, il n’en est pas de même pour la diffusion.
De la distribution au moindre coût dans le monde entier jusqu’au
piratage poussé à l’extrême, en passant par la dénaturation
des œuvres, la diffusion en ligne de longs métrages alimente
les fantasmes les plus divers. Qu’en est-il vraiment ? Pour
l’heure, il est difficile de répondre à cette question si ce
n’est que le mouvement est définitivement enclenché. La plupart
des pionniers en sont encore au stade de l’expérimentation,
que ce soit sur l’optimisation des techniques de diffusion et
de prévention contre le piratage ou sur l’observation des habitudes
de consommation De nouveaux sites de diffusion ne cessent de
naître, même s’ils sont moins nombreux qu’on pourrait croire.
Car il existe un premier obstacle, de taille : la complexité
technologique. L’image animée, et à plus forte raison le long
métrage, demande des équipements extrêmement sophistiqués, aussi
bien du côté du diffuseur et des tuyaux de transmission que
du côté de l’internaute. Pour lire des longs métrages avec une
qualité un tant soit peu satisfaisante, celui-ci doit être équipé
en haut débit, ce qui, pour l’heure, est le cas de moins de
150 000 personnes en France. Cependant, le taux d’équipement
évolue vite et on estime, à l’horizon 2005, que 11% des foyers
français et 18% des foyers européens seront abonnés à ce type
de services (source : Forrester Research, juillet 2000). Mais
ni le faible taux d’équipement en haut débit ni les investissements
faramineux, n’ont découragé les pionniers. Du côté français,
on dénombre quatre expériences de diffusion en ligne de longs
métrages – et autant de démarches différentes. Si chacun a mis
en œuvre une stratégie différente, la plupart des opérateurs
français sont partis d’un même constat : internet est une chance
pour le cinéma français.
